Et nous, qui croyons qu’il ne faut croire en rien, comment penses-tu que nous réussissons à ne pas nous prendre pour des merdes? En reniflant le parfum de bouc du voisin, Malo! Et s’il n’y avait pas de voisin on se couperait en deux pour se faire un bouc à nous, portatif, qui puerait à notre place!
Extrait de Daniel Pennac, Au Bonheur des Ogres
Un des efforts qui demande beaucoup d’abnégation à la nature humaine est d’admettre ses torts, c’est toujours rassurant de désigner un coupable …
A voir: No Man’s Land de Danis Tanovic (2001)












3 réponses jusqu'à présent ↓
tymilk // février 9, 2008 à 4:45
Je viens de lire à ce sujet “le Rapport de Brodeck” de P.Claudel.
L’effet meute qui veut un coupable me fait froid dans le dos…..brrrr
trinitty // février 9, 2008 à 7:29
C’est fou ce besoin humain de toujours chercher un “bouc émissaire”. L’origine de toute civilisation paraît-il. M’en vais chercher ce livre dont tu parles
jogany // février 9, 2008 à 10:33
abnégation? ce mot est vraiment trp difficile à formuler pour certains, continue comme ça ma chérie ! C’est dans la nature des choses de faire avancer les mentalités, c’est difficile mais au bout du chemin…ça fait du bien.
Biz’oroka