Je me rends compte que j’ai un peu délaissée le blog ces derniers temps. Pas le temps, pas la motiv’, pas de “sujet intéressant” à dire. Le pire c’est que quand je revois les derniers posts que j’ai fait, je constate que je ne fais que parler de moi, et je sais que ça peut lasser plus d’un. Je visite aussi régulièrement les “blogo-amis” et la plupart du temps je n’arrive pas à poster des comments; la démotiv’ complète je vous dis
Je me prends du plaisir à vous lire mais je n’ai pas la force de réagir. C’est mal? Bref, je ne m’améliore pas car cette fois-ci encore, je vais parler de moi … Vous avez le droit de ne pas lire …
Cette semaine, il me semble que j’ai été atteinte par la loi des séries décrite par Bluelulie. Ca a commencé Lundi et la formule qui peut bien le résumer c’est que l’on ne peut constater la vraie importance de ses diplômes que quand on fait les petits boulots. En éternelle étudiante que je suis (et j’en chie, waaa ça rime), j’en suis encore rendue (et obligée) à effectuer ces boulots “alimentaires”. Donc Lundi, je gardais des enfants; d’habitude tout se passe bien: j’ai le contact facile avec les enfants, j’aime les enfants, et sans me vanter: je crois que j’ai la capacité de les rendre dociles et obéissants quand il le faut. Mais voilà, tout ça s’est écroulé ce jour-là. Pourquoi? Parce que le bébé que je gardais (10 mois) était semble t-il malade et qu’il fallait que je sois aux petits soins avec lui. Soit, mais quand ça fait 3h qu’il n’arrête pas de brailler et que je n’ai trouvé aucun moyen de le calmer, je me suis dite que je devrais un peu le faire sortir prendre l’air; qui sait, un peu d’air frais dans ses poumons pourraient peut-être le calmer. Enfin, d’habitude je fais ça avec d’autres enfants et ça marche. Nous voilà donc sur la terrasse, lui dans sa trotteuse, et voilà qu’il devenait tout content. Il fait beau, y a un petit vent frais mais pas trop, et il ne pleure plus. 5 mn qu’on était sur la terrasse et voilà les parents qui rentraient. La maman est venue nous voir et me demandait si tout allait bien, oui j’ai dit, depuis 5 mn ça allait mais peut-être qu’il faut l’emmener voir un pédiatre quand même. Le problème avec moi – et je me dis ça depuis longtemps mais j’arrive pas à me l’enlever – c’est que j’ai toujours cette tendance à sourire à tout bout de champ (enfin quand je vais bien ceci dit). J’arrive pas à cerner si la personne qui est en face de moi a un problème contre moi, généralement je suis toujours souriante dans une conversation. Jusqu’à ce que la situation ne me fasse plus sourire, logique! Après, je me mords les doigts d’avoir souri à cette personne quand je constate que finalement elle ne le méritait pas. Et que je faisais la “trop bonne, trop conne” de service avec cette attitude sans m’en rendre compte.
Mais bon, revenons à l’histoire. Voilà t-il pas que le père commençait à me dire: “Vous faisiez quoi dehors?”. Je lui réponds tout souriante: “on prenait un peu l’air, il fait beau et je crois que ça a fait du bien au bébé de sortir un peu”. Lui, de plus en plus agressif: “Oui mais il fait 10° dehors!”. Moi toujours tout sourire: “Oui, il fait beau, y a du soleil” (qu’est-ce que je peux être conne dès fois). Et alors, il commençait à me tailler mais d’une force, et d’une vulgarité incroyable. Prétendant que ce bébé est malade, que je suis une folle de l’emmener dehors comme ça, et que c’est de la folie d’emmener un bébé dehors avec un temps pareil, que je fais chier, etc etc. Une longue tirade comme ça que j’en suis sortie là, toute ébranlée et les larmes aux yeux. Sciée j’étais. J’ai tout remis en question: mon rapport avec les enfants, mon sens des responsabilités. Je me suis dit que finalement, j’ai peut-être tort: qu’un bébé est finalement plus sensible à la température qu’une adulte comme moi. Et que l’on ne peut se rendre compte de ça qu’en étant soi-même “une mère”, ce que je ne suis pas. En même temps, j’ai maudit ces gens intérieurement parce qu’il n’y a rien au monde que je déteste que le lait de me faire engueuler …
Bref, j’ai été anéantie par cette expérience depuis le début de la semaine. Et comme si ça ne suffisait pas, j’ai reçu mercredi une longue lettre de ma sœur qui me raconte sa vie au pays, ses petits soucis d’ados, le fait que je lui manque énormément. Et je me demande ce que je fais ici à 10.000 km de chez moi, à rater tout un pan de vie des êtres qui me sont chers, à m’obstiner à réaliser des objectifs qui m’apparaissent de plus en plus inaccessibles. Ne suis-je pas en train de faire fausse route?
Et la loi des séries continue: je manque cruellement de sous alors que le mois vient à peine de commencer!
NEED SOME MOMENTS OF HAPINESS …
Sugababes – About you now (comme disent les djeuns: mon kiff du moment)











